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Le Singe Vert - Page 33

  • Celle du baigneur

    Disons-le tout net, Belle du Seigneur, d'Albert Cohen, se transforme aisément, par contrepet du premier type, en Celle du baigneur, de même que Zorba le Grec en Zorbec le Gras. Voilà, c'est dit, ce ne sera pas répété, ça désacralise un peu, tout le roman (pus de mille pages tout de même) n'étant qu'une entreprise de désacralisation. Tout y est caricatural, second degré, faux second degré ce qui est le troisième, nous n'allons pas refaire la géniale classification de Gotlib, autre juif. C'est l'histoire d'un juif qui assassine les autres juifs en les présentant comme des pantins hilarants. C'est l'histoire de nouveaux riches des années 3, qui se croient cultivés et distingués, mais qui ne sont que snobs, ignares et suprêmement vulgaires.

    C'est l'histoire d'un amour, au premier degré, infini, éternel, entre deux êtres merveilleusement beaux, riches, débordant de sentiments bien exprimés, qui s'aiment de façon démesurée sans rien se refuser. Martial Solal, juif, et Arielle Deume, Ils s'habillent, se parent et se pomponnent pour se voir au mieux de leur forme et de leurs scintillements, et leur amour, dépourvu de toute action, de tout projet, de tout travail et de tout ce qu'une vie commune peut avoir de commu,n, se doit d'illuminer leurs regards et toute leur existence, afin d'être exemplaire et d'atteindre les sommets du divin ou à défaut de l'absolu. Un tel amour devient vite irrespirable, sans projet, sans rien d'autre qu'une adoration perpétuelle et mutuelle, et se voir rongé par l'ennui, l'inutile, l'absurde.

    Un bienfaiteur d'Aurillac.JPG

    Il faut dire que l'on s'aime, s'efforcer de sourire puis s'y forcer, ne jamais laisser écchapper une plainte ni une crampe, et maintenir le niveau de la haute création alors que chacun sait parfaitement que l'autre se fait sombrement chier, autant que soi. Chemin direct vers la dépression, l'alcool, la drogue et le suicide, mais personne ne meurt. Le tout exprimé avec une tendre ironié, une complicité de l'auteur et du lecteur. Une ironie forcément féroce, une justesse forcément impitoyable dans la peinture de ces amours mortes indéfiniment prolongées que nous avons parfois connues, et surtout, cette quadruple exclamation instantanée sitôt que j'exprimai entre amis l'intention de m'atteler à ce vaste ouvrage : "Nom de Dieu ce que c'est chiant !" Alors, l'est-ce ?

    Oui et non. Non parce que les caricatures surabondent, des frères juifs de Grèce bouffés de tics religieux et vestimentaires (l'un d'eux repris d'une autre oeuvre d'Albert Cohen, Mangeclous (1938) (Belle du Seigneur ayant obtenu le grand prix de l'Académie française en 1968), des nouveaux riches chrétiens dont nous avons déjà parlé, des amoureux sublimement niais et niaisement sublimes, et qu'on ne parle pas d'ouvriers ni de travailleurs de quelque niveau que ce soit. Les travailleurs n'ont pas d'histoires d'amour : ils bossent. Ce ne sont dans ce livre que des éclats de rire, des pouffages frénétiques, des ébahissements aussi (sautes de registre !) devant la connaissance de l'âme humaine. Et des bizarreries qui frappent étonnamment leur coeur de cible : comment, par exemple, votre bien-aimée, ou toute femme de goût, peut-elle introduire dans son corps immaculé une immonde bite de moustachu ?

    ...Comment peuvent-elles s'amouracher d'un corps aussi hideux que celui d'un homme, avec "cette horrible chose qu' [ils ont] là", pour paraphraser la comtesse de Chimay ? il est vrai que je me suis souvent posé la question, et que le mystère de l'homme, disait Montherlant, c'est qu'une femme puisse les aimer. Rien ne manque dans ce long roman, le ton est maintenu, rien n'est jamais pris au sérieux ni au mystique, mais au tragique, au boursouflé, au dérisoire, au désespéré. Musset raillent le romantisme alors qu'il est le plus romantique de tous, Nerval excepté. Seulement, à la fin, bien trop avant la fin, cette ironie nous lasse autant que leur propre amour épuise le coupe protagoniste.

    Ensuite, certains veulent se lancer, à leur tour, dans leur roman d'amour extraordinaire. Alors même qu'Albert Cohen vient de démontrer plutôt quatre ou cinq fois qu'une qu'il est impossible à tout jamais de venir à bout d'une situation de départ aussi dépassée, aussi ressassée, aussi frelatée. Ce serait comme l'envers de la "Recherche du temps perdu, insurpassable ; une confirmation surappuyée du roman de Benjamin Constant, Adolphe, insurpassable dans le thème de la passion usée jusqu'à la corde, où l'on croit épargner l'autre par gentillesse et par pitié, tout en le torturant encore plus. Ne parlons pas de Manon Lescaut ni de Roméo et Hardy, où les obstacles entretiennent la fournaise.

    Dans Belle du Seigneur, nappé du sentimentalisme juif, biblique et américain le plus gluant, c'est l'excès même d'amour, de chantilly et de crêpe de Chine ou de crêpe Georgette qui étouffe l'amour, le manque d'obstacle à l'occidentale : tout se dégrade et devient odieux. Pas de satire, ou tellement lourde qu'elle devient une charge, et même de cavalerie. Pas d'antisémitisme non plus que de philosémitisme, car trop, c'est trop.

  • Fausses brumes

    Les voyages de monsieur Pernaud l'amenèrent un jour dans un autocar. Il se dirigeait, au cœur des Pyrénées, vers l'Espagne. Ils étaient là tous joyeux, entre collègues enseignants. Les saucissons valsaient au rythme des lacets. Mais la route étroite contraint l'autocar à se réfugier sur un bas-côté pas très rassurant, au bord d'une forte pente où l'herbe dissimule de traîtreux rochers. Nous n'étions pas arrivé. Il fallait remonter à bord, nous montions vers le col d'Envalira. C'est interminable, impressionnant. Dans l'allée de l'autocar, un employé nous distribue à tous un pistolet plat, tout à fait semblable à ceux de la Camorra, dans les films : « C'est, nous dit-il, le tout dernier modèle de la police secrète espagnole. » Pas si secrète que ça.

    Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de cet engin ? Et les autres, donc ? Pourtant l'atmosphère bon enfant ne se dégrade pas. Nos sièges surélevés au-dessus des vastes soutes permettent un regard panoramique tout à fait satisfaisant. La climatisation est excellente, au point que Solange ma collègue se met à son aise sur son sège ; elle se tortille pour ôter son vêtement, prenant bien soin que tout le monde puisse apercevoir sa culotte ; ce qui n'est pas difficile, étant donné la succession de lacets ! Impossible pour l'autocar de ne pas mordre sur le bas-côté intérieur.

    Les sarcophages verticaux.JPG

    Nous passons la frontière au Pas-de-la-Case, et la route monte encore, jusqu'à 2409m ! et mon arme n'a pas été détectée ! Ni celle de personne. J'ai l'intuition que mon pistolet, lui seul, serait véritable : mes compagnons de route n'auraient reçu qu'une arme factice. Estc-e une ruse ? Laquelle ? Pourquoi ? Quel honneur ou quelle ignominie m'ont-ils été attribués malgré moi ? Je la tâte dans ma poche où elle s'insinue, plate et glacée comme une vipère. La Gomorra, une fois de plus. L'arme se déclenchera contre ma cuisse, à l'improviste, m'éraflant la fémorale sur toute la longueur : deux minutes pour se vider, selon les toreros – combien de coups ?

    La première balle tirée, la seconde se déclenche-t-elle aussitôt, sans la moindre sécurité ? quel réflexe à mettre en œuvre au quart de seconde pour éviter ce coup double ? on apprend nécessairement cela pour sa qualification, mais quel entraînement ai-je suivi ? aucun. Ce réflexe évident, vital, ne m'a pas été appris. Si je n'ai pas été détecté, contrôlé, appréhendé, ce ne peut être que par complicité. Complicité de qui ? de la Guardia Civil avec moi, ou contre moi ? - le métal reste froid sur ma cuisse. Il aiguise mon danger. Il m'enjoint de m'exercer, ne fût-ce qu'une fois, pour ma stricte sauvegarde.

    Il ne faut pas que les autres, ceux qui ont reçu les pistolets factices, les petits souvenirs de frontière, s'aperçoivent de la plus petite erreur, du moindre mouvement insolite de ma part. L'idéal serait qu'ils s'en rendent compte, mais détournent le regard, pour ne pas montrer leur crainte et leur soudain respect. Je tire doucement vers le haut, tout glissant, le métal froid, plaque le canon à l'horizontale et le lève un peu, les passagers sont ou feignent d'être captivés par le vaste horizon, et le coup part, précoce, silencieux, juste un grain de cachou Lajaunie ! Belle efficacité !

  • La tête d'Apollon du musée d'Olympie

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        Rude tâche. Rude car tant d'autres avant nous s'y sont essayés. Avant que cette tête ne disparaisse sous la culture de masse (humour), admirons donc. Du Cantal.JPG

    Tâchons de ne point défaillir devant cette magnifique coupe au bol ceignant voluptueusement ce front bas, admirons le lisse de ce marbre qui semble appeler la caresse, du regard.

    "Ne - touchez pas - àa la - statue" des yeux seulement. Le nez droit, la bouche sensuelle, et les yeux vides : c'est une erreur d'avoir tardivement tracé l'iris et la pupille, réduisant

    "l'amour" à "l'amour d'Alfred". Le méplat du côté droit trace un arrondi de mâchoire d'une particulière puissance. Les oreilles restent juste recouvertes par les boucles.

    La chevelure est en accroche-coeurs pressés, tressés et rapprochés à la "crinière de cheval". La tête blanche se tourne vers nous de trois quart et regarde au loin, divinement, à notre gauche.

    Il porte à l'endroit du coeur un trou en vulve horizontale. Vers nous l'amorce d'un drapé, plus au fond celle d'un autre apparemment, car le pli de l'aisselle n'y correspond pas.

    C'est froid, c'est beau, inhumain, divin, inexpressif, plus propre à l'autorité qu'au désir. Nous attendons en ce moment l'éclipse partielle qui privera le monde sur cette aire de balayage de

    60 à 70% de son intensité ; les pépiements se font rares, appréhensifs et nocturnes.
        
        Notre Apollon se détourne de nous. Son nom serait plutpot celui d'un enclos d'épines, où se réfugient les moutons pour la nuit. Les proportions sont parfaites. Le marbre est d'un cireux resplendissant. Le tout dégage une puissance, une indifférence, un dédain pur la menace, qui est bien celui d'un homme, au sens viril du terme. Et il n'a que vingt ans. S'il baise à vingt ans déjà comme cela, ce sera très bien vers les quarante. Et quand on en a fait le tour, en passant par le haut du crâne aplati, il n'y a plus rien à dire. Juste à ouvrir les cuisses en se laissant faire, en serrant les siennes, de femme, contre son dos. En même temps, les parois du vagin de resserrent sur la queue du dieu, se relâchent et se recollent jusqu'à l'orgasme, sans qu'on sache très bien si c'est le décollement ou le resserrement qui l'augmente le plus.

    Et qui baiserait ce dieu, qui le ferait jouir, lui qui possède le plaisir de l'éternité, lui pour qui l'orgasme humain serait déchéance ? Lui qui jouirait, déchargerait en pensant à autre chose ? La femme pense à autre chose ("Avez-vous pensé cher ami à bien remonter la pendule ? - Such a question in such a time ! " De surprise mon père lâcha sa semence, et c'est ainsi que je fus conçu,

    moi Tom Sawyer, Tom le Scieur.)
        
        Apollon, Dieu du Soleil, s'éclipsera ce jour à 10h 25, en coïncidence avec le printemps. Th. me téléphone, et nous échangeons des précisions dites scientifiques. Nous essaierons aussi

    de lever notre précieuse épouse. Hier nous étions clinique Tivoli, où notre ami à la barbe solaire gît sur son lit d'hôpital, tandis que sa femme trône, seins et ventre en avant, derrière une table roulante

    chargée de mots croisés : Balcon sur la mort. En pleine forme, avec son cancer des deux seins. Leur fille est venue, droite, sèche, veuve. Se trimballant de gîte en gîte, ayant décidé depuis ce veuvage de ne plus avoir de domicile fixe mais de se faire héberger. Que c'est une drôle de bête qu'une femme indépendante. Je me demande si je suis sorti du sujet ? pas du tout. Apollon est virilité. Froide, insaisissable. Abstraite aussi est la féminité, en d'autres statues tout aussi blanches en marbre de Paros. Apollon ici se détourne. Sa menace, ou son observation, se dirige sur une autre cible. Rien de plus pernicieux que les rayons du soleil, qui dardent sur le cerveau le fléau des insolations. Répète après moi : je suis le meilleur du monde, et il ne m'a rien manqué d'autre que l'occasion pour tomber sous le faisceau du Célèbre. Qui saura faire bouger les traits et le cou de ce robuste jeune homme ? Je désire Dieu. Dieu me désire-t-il ?  

        La tête est jointe au col par une cicatrice continue de décollation. Les tavelures apparaissent au-dessous de la ligne des épaules. Peut-être la tête est-elle replâtrée.

            

  • Par ma porte ouverte

    Pas d'images, disparues dans les entrailles insondables des fausses manœuvres...

    L'EXTERIEUR PAR MA PORTE OUVERTE

     

     

    Ce carnet me fut offert par mon épouse Anne-Marie le jour de notre 48e anniversaire de mariage. Nous nous sommes toujours efforcés de vivre comme des personnages célèbres, conduits par nos caractères à la plus douloureuse obscurité. Cet étrennage du carnet a pour cause une grande lassitude de décrire incessamment mon propre bureau et ce qu'il y a dessus, téléphone, clavier ou écran. Actuellement, je siège au bout d'une table de jardin, par temps frais et supportable, tandis qu'Arielle garnit le cul d'un petit cageot cylindrique de graines de tournesol. Elle ne vit que par les mésanges qui s'en nourrissent, mais ceci est une hyperbole. On entend aussi des corneilles, de légers bourdonnements, et les pas lents de la Nourricière d'oiseaux.

    Cette table allongée, ronde à ses angles, est recouverte d'une nappe de plastique jaune sale, aux motifs végétaux (bouquets mauves, poignées d'épis ligaturés. Des feuilles mortes la souillent ou l'ornent, parfois balayées par des jets d'eau que je proclame "nettoyages". Sur le côté droit s'accotent trois chaises, inclinées de façon que la pluie ou toute autre humidité puissent s'écouler sans condamner le cul à des bains de siège. En face, un dossier blanc, un autre qui le surmonte incliné comme les autres sur toute la longueur de la table. De moi à l'autre bout, nous voyons : un premier lot formé de ce carnet, dont je suis les lignes stimulé par ce retour à l'écolier ; à gauche les notices ou emplois du temps, tapés à la machine. 

  • Les repères

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    Djanem. Ses différents âges. Me nettoie l'âme. Arielle feint de me croire. "Il restera toujours entre nous l'essentiel" - Te-Anaa pompant laidement - "tu n'as pas l'envergure" disait Fedora.

     

    1. 52

    Est-ce que par hasard les femmes souffriraient du sexe ? Les écrits de Lazarus. La consultation de Djanem : "Il te fera payer ceci, cela" – Môssieur Lazare découve les charmes du truisme... "Il faut s'en donner les moyens..."

     

     

     

    1. 53

    Livré à mon désesepoir énergique.

    Les poèmes de Djanem démolis par Lazarus. Elle écrit comme à 16 ans, comme le père Martin grave à 23. Mon serment sur la tombe d'Antoine Thounens.

    Je ne veux pas être son ami. Son rire au téléphone, de bonheur devant mon malaise

    "Même à l'intérieur de moi, tu as peur des femmes." Lazare : "Qu'est-ce que le moi?" - le moi sait mieux que quiconque ce qu'il perdrait si son masque venait à tomber.

     

    1. 54 :

    Je ne veux plus te revoir qu'à l'hôtel. Coulons dans le mensonge. Jamais une nuit ensemble. Ejaculation précoce et plateau-pic.

    Il n'y a pas d'un côté les cons qui font le ménage et les intello qui pensent. Le ménage est l'estime de soi ? pas pour moi. Le respect de l'autre n'est que le masque de l'inertie,

     

    1. 55

    la peur le masque de la flemme, la flemme le masque du manque de confiance et d'acceptation de soi : de quoi est-ce que je me punis ?

    Avoir confiance en soi au point que les autres vous prennent pour guide, sans avoir eu à les écraser.

    Lettre de reconnaissance à Djanem, "il y a eu avant toi et après toi".

     

    1. 55

    Paresse est le masque du manque de soi. C'était ma femme qui ronflait. Jene la quiterai jamais. Merci pour tes bienfaits, je t'écrirai toujours en m'imaginant avec toi. Dépouiller le vieil homme. Je vis à présent en coulisses.

     

    1. 56

    L'apparence est tout. Mais tout ce jeu antérieur m'épuise. Les oripeaux dans la maison du fond ("je l'aurais parié"). Les vêtements et revêtements qui me couvrent.

    On ne dirait pas ma vie. J'ai sur les mains des taches indélébile de bonheur. Peut-être nous faut-il des statues à aimer.

    Pardonne le mal que je t"ai fait. Que le style en soit incisif. Qu'il t'étrangle comme un essai.

     

    1. 57

    Jusqu'à toi Djanem, je prenais les femmes pour des entités froides ; encore est-il toujours possible d'apitoyer par sa position de victime. Depuis Djanem, qui m'a instruit à ses dépens, il me faut impérativement revoir tous les films, relire tous les livres : la femme sent, désire, possède des faiblesses, sans dessein esclavagiste.

     

    Mieux vaudrait pour elle vivre seule. La femme a entre les jambes de quoi toujours retomber sur ses pieds, le filet absolu.

     

    1. 58 :

    Les attentats ui nous racornissent.

    Lettres enamourées entre rivales (Dosto). Le pavillon sur la vignette immobilière.

    Toujours maintenir l'obstacle Nils pour ne pas déboucher sur le réel.

     

     

    1. 59

    Je suis le maître des mots.

    Jusqu'à la fin nous danserons sur les motifs de notre pas de deux. Ceux qui ont fait de l'Analyse et ceux qui n'en ont point fait. Ses fortifications de sable. L'entraîner à marcher dans mes brumes*.

     

    1. 60 :

    Ma femme ressemble à un Baldung Grien. Les confidences à Cyzique, atteinte de lymphogranulomatose. Elle a promis de se taire !Djanem, je la tiens désormais. Faudrait-il donc désormais compter avec la bêtise ?

     

    1. 61 :

    Lazarus n'a jamais été en telle indécision. Il prétendait être avec moi alors que je rentrais de voyage. Les règlements de comptes professionnels de Djanem. Son refus de l'analyse. Je m'enivre à plein pot de choses ordinaires.

     

     

    Son obstination à gommer tout rapprochement de nos cas respectifs, ou manipulation. Cette page est terne comme de l'Alexakis.

     

    1. 62 :

    Je cabossais tous ces arguments. "Je le déboîterai". Elle reste avec lui pour éviter les scènes. D'après Lazare, Cyzique s'est fabriqué sa sclérose... La liaison Lazare-Djanem remontait à dix années. Encore une page bien terne.

     

    1. 63 :

    Le parcours du combattant pour baiser. L'art de se faire une maladie. Cyzique a bien connu le couple de Djanem. Paya, Pomport : tous ceux qui m'ont trompé. "J'ai peur. Je suis des millions".

     

    1. 64 :

    Le mec du neveu de Djanem lui demande de ne pas parler aux Arabes. Le Normand m'a trouvé sournois loirs de ma visite. Elle n'a pas voulu que je le revoie pour qu'il ne m'accapare pas. Les réticences de Sylvie Martin. Le blog citoyen de Lazarus et ses astuces. La fausse rivalité partisane sur le Blog Citoyen.

     

    1. 65 - 2 :

    Le mari dans la cuisine, puis invité à une leçon. Il découvre notre liaison et gémit, dépérit. En lui comme en moi l'Adam Kadmon.

     

    1. 66 -3 :

    L'espionnage à l'ordinateur. Ce couple se parle de lui-même. Nils dépérit. Le cinéma, avec Azéma. La fille Hernandez. On "va aux fraises" à Mussidan.